Le top 15 de l’architecture contemporaine

Architecture at Mons

7.2 km
Walking/pedestrian
2h
Medium
FWB - Olivier Cornil
  • Come and discover the top 15 of contemporary architecture in Mons and in the Borinage, and change your view of the 20th century heritage. From a selection of projects included in the “Guide to modern and contemporary architecture in Mons & Cœur du Hainaut 1885-2015”, tour a city with a heritage that bets on contemporary architecture as an engine of local and regional development, through the construction and renovation of many public facilities, especially as part of Mons 2015: Mons 2015 Foundation, Mons Memorial Museum, Artothèque, Maison du Design, BAM, Silex, Arsonic, Mundaneum, ...

    All the projects unveiled here (and many others) are taken from the “Guide to modern and contemporary architecture in Mons & Cœur du Hainaut 1885-2015”, under the direction of Lamya Ben Djaffar and Isabelle De Smet and illustrated with photographs by Olivier Cornil. The book, from a partnership with the UMONS Faculty of Architecture and Urbanism, was published in 2015 by the Cellule Architectural Publishers of the Wallonia-Brussels – Mardaga Federation. It is available from the Tourism Office and in all the good bookshops in Belgium and France.
  • Difference in height
    77.28 m
  • Documentation
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Points of interest
1 BAM
Démarrez le parcours sur la Grand Place, prenez la rue pour découvrir le BAM (2003-2008). Inauguré en mars 2007, le BAM – pour « Beaux-Arts Mons » – est le résultat d’un concours européen visant à mettre aux normes internationales le musée existant. Ce dernier, construit en 1913 sur les plans de Jules Rau, professeur à l’Académie de Mons, avait été transformé une première fois de 1968 à 1970 par l’architecte communal Ernest Vanderstraeten, substituant, entre autres, à la pierre de la façade néoclassique du début du XXe siècle, une composition plus dynamique superposant à un rez-de-chaussée entièrement vitré un étage aveugle au parement en pierre bleue. L’architecte parisien Christian Menu, lauréat de l’appel à projets lancé par la Ville en 2003, modifie à son tour la relation du musée avec l’espace public. Ne cherchant pas à retisser un lien entre le bâtiment, implanté depuis toujours en retrait d’alignement, et le rythme de la rue, il opte pour un remplacement de la façade existante par un volume transparent, symbole d’ouverture vers le monde et d’accessibilité de l’art, accueillant bureaux, ateliers et fonctions annexes. Un escalier parallèle à la façade donne accès au parvis d’entrée, situé au premier étage et se prolongeant à l’origine le long de la façade nord-ouest, pour donner accès au jardin et à la maison Jean Lescart, ancien musée montois amené, après rénovation, à fonctionner en synergie avec le nouveau musée. En prévision de l’afflux de visiteurs en 2015, cette partie du projet est modifiée en 2012 : l’accueil se voit conférer plus d’ampleur au détriment du parvis et de la fluidité des circulations autour du bâtiment. L’espace d’entrée englobe désormais la boutique, à l’origine placée dans un petit volume transparent indépendant se projetant vers la rue. Côté nord-ouest, la circulation verticale, sous la forme de rampes, fait saillie en façade et établit, par transparence, un contact visuel, depuis l’intérieur, avec la maison Lescart. Largement baigné de lumière naturelle, cet espace contraste avec l’obscurité des salles d’exposition, entièrement reconfigurées, qui ne bénéficient que d’un éclairage artificiel assurant une conservation optimale des œuvres. Le dernier niveau, accueillant une petite salle polyvalente au centre de larges terrasses, offre une vue panoramique sur le centre de la ville. Claudine Houbart Copyright photos: FWB - Olivier Cornil Plan: Christian Menu Architecture
2 Mundaneum
Revenez sur vos pas et empruntez la rue de Nimy. A côté du Palais de Justice, derrière une façade néo-classique, se cache un joyau de l’art nouveau, la Maison Losseau, œuvre des architectes Paul Saintenoy, Henri Sauvage, Charles Sarazin et Louis Sauvage (1899-1914), accueillant aujourd’hui le centre d’interprétation et le centre de littérature hainuyère. Descendez la rue de Nimy pour arriver au numéro 76 où se trouve le Mundaneum (1930, 1998, 2012-2015). A l’origine, en 1930, l’Union économique de Belgique édifie ici « L’Indépendance », premier grand magasin de la société coopérative à Mons, sur les plans de l’architecte Guillaume Vleugels. Si la façade principale (rue de Nimy) s’inscrit sagement dans l’alignement bâti du XVIIIe siècle – explorant le principe ternaire (divisions horizontale, verticale et rythme des percements) dans une modénature Art déco (cannelures, vitraux) –, la façade de l’entrepôt et de la boulangerie (rue des Trois Boudins) affiche, dans une interprétation beaucoup plus libre, sa parenté avec l’expressionnisme de l’École d’Amsterdam (saillies et appareillage en briques). Après sa fermeture en 1974, le bâtiment connaît plusieurs occupations – Office national de l’emploi (ONEm), École supérieure des arts plastiques de la Communauté française – avant d’être affecté, en 1998, au Mundaneum. Héritier de l’Office international de bibliographie (répertoire universel de la connaissance) créé par Paul Otlet et Henri La Fontaine en 1895, l’espace rassemble en partie les archives de la Cité Mondiale, Centre international de la connaissance pour la paix installé durant l’entre-deux-guerres dans une aile du Musée du Cinquantenaire à Bruxelles et inscrit depuis lors (2013) au registre du programme « Mémoire du monde » de l’Unesco. L’architecte Jean-Pierre Saintenois investit en 1998 l’atrium originel du grand magasin, où la vaste verrière fait place à un plafond peint figurant « les autoroutes de l’information reliant les continents ». La magie de la scénographie (Benoît Peeters et François Schuiten), avec la rotation du globe terrestre symbolisant l’universalisme et le réemploi des meubles-fichiers originaux, renvoie à l’utopie pacifiste de ses fondateurs. Les architectes associés Coton / Lelion / Nottebaert du projet lauréat du marché d’architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la seconde phase de rénovation (2015) jouent de la déclivité naturelle de la parcelle (2 m) pour glisser un socle sous-terrain, hébergeant les archives – visibles depuis l’extérieur grâce à l’intervention artistique subtile du plasticien Richard Venlet – et investissent la cour dégagée, au cœur des différentes fonctions, en adossant une extension (salle polyvalente, espace pédagogique) à l’espace muséal initial. Lamya Ben Djaffar et Anne Deprez Copyright: Photo intérieur: Mundaneum - Frédéric Raevens Photo extérieur: Maud Faivre pour Coton Lelion Nottebaert Plans: Coton Lelion Nottebaert
3 Arsonic
Continuez tout droit dans la rue de Nimy, vous découvrez sur votre droite Arsonic (2009-2015). Situé à l’entrée du quartier Léopold, nouveau pôle culturel de la ville, le projet Arsonic propose d’accueillir des événements liés aux musiques actuelles et aux sonorités émergentes. Il s’agit d’offrir aux musiciens et aux chercheurs du monde musical un lieu de travail performant et des conditions de création adaptées, tout en offrant au public une variété d’approches de cet univers artistique. Le programme prévoit une grande salle de représentation modulable, des studios, une salle de répétition, des ateliers, des bureaux, des loges, une salle d’animation. La présence de l’ancienne caserne des pompiers, monument urbain conservé et absorbé par la nouvelle utilisation, détermine les articulations du programme. Deux espaces particuliers sont également prévus : la Chapelle du silence pour l’écoute intime et le Passage des rumeurs pour accueillir des expositions sonores. Le projet des architectes associés Holoffe-Vermeersch / Atelier d’architecture Laurent Niget (avec le plasticien Mathieu Lehanneur), lauréat d’un marché d’architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, rassemble les éléments du programme en occupant la surface disponible de manière équilibrée et adopte la densité urbaine du site comme un élément d’inscription au contexte. Le bâtiment a deux entrées qui permettent d’insérer davantage le programme dans le tissu urbain et de créer de meilleurs liens avec l’espace public. Le traitement des espaces intérieurs montre que l’attention à la matière sonore a été le moteur principal de la conception. Les volumétries, adaptées à chaque espace et usage, sculptent l’identité de cette architecture. Le dessin de la salle de spectacle de trois cents places permet de proposer quatre configurations de salle différentes, et ce, tout en héritant de la géométrie irrégulière de la parcelle. Maurizio Cohen Copyright: Holoffe & Vermeersch - Rino Noviello Plans: Holoffe & Vermeersch
4 Corps de Ville
Prenez sur votre droite dans la rue des Arbalestriers et tournez à nouveau à droite pour aboutir dans la rue des Trois Boudins. Vous y découvrirez premièrement sur votre gauche le site Corps de ville (2006-2014) qui restructure tout un quartier. Ce nouveau quartier résidentiel, développé par l’Atelier d’architecture Matador (en collaboration avec le paysagiste Landinzicht / Bjorn Gielen), se situe dans l’îlot de la caserne Léopold. La surface à investir est le site le plus vaste encore disponible dans l’intra-muros de la cité. Il concerne la partie de logements et espaces de service implantée dans la zone d’équipement communautaire d’un plan plus global de revitalisation urbaine. La force de ce projet réside dans son implantation qui répond à plusieurs questions urbaines. Le volume principal, une longue barre continue qui se plie en trois ailes, est disposé de façon à refermer la zone occupée au nord de l’îlot par le ministère des Finances et dégage ainsi un espace public constitué de deux larges surfaces triangulaires. Un plus petit volume vient recoudre la partie inférieure de l’îlot entre l’imposant Palais de justice et le Théâtre du Manège. L’espace garantit la liaison entre la rue des Arbalestriers et la rue des Trois Boudins, et assure une plus grande circulation entre les lieux et les institutions culturelles érigées là dans le cadre de Mons 2015. Le caractère monumental du projet s’accorde avec les volumes existants et profite de leur présence pour créer un dessin urbain cohérent et lisible où chaque construction joue un rôle spatial et se renforce par le dialogue avec les édifices voisins. Ainsi, le long de la rue des Arbalestriers, l’ancienne Tour valenciennoise, isolée des autres constructions et récemment restaurée (Régie des Bâtiments), devient un élément de composition de l’ensemble, définissant l’axe central de l’espace public. Habillés de briques brun foncé, les bâtiments accueillent cent vingt-six logements répartis en nombreuses typologies pour répondre à la variété d’habitats recherchée dans ce quartier en pleine revitalisation. L’homogénéité du traitement et le rythme régulier des façades offrent l’avantage d’une lecture claire. Le dispositif d’ensemble, qui tend à reconstituer le tissu urbain, permet d’identifier le statut de chaque espace (avant/arrière, public/privé) tout en participant à un équilibre géométrique calibré et soucieux de fédérer le contexte, jusque-là composé de volumes autonomes et dispersés. Maurizio Cohen Copyright: FWB - Olivier Cornil Plan: Atelier d'architecture Matador
5 Théâtre Le Manège
En face, découvrez le théâtre Le Manège (2001-2006). L’ancien manège de la caserne Léopold est choisi au début des années 2000 pour installer un nouveau théâtre. Ce bâtiment de 1903 est l’un des derniers vestiges du complexe de casernes ayant survécu à la Seconde Guerre mondiale. C’est un grand volume rectangulaire de 55 x 22 m en maçonnerie, caractérisé par des structures métalliques supportant une toiture prise entre d'importants pignons débordants. Le projet, résultat d’un marché d’architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles remporté par l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck-Pierre de Wit, transforme la construction existante par l’ajout d’un nouveau volume perpendiculaire à l’ancien qui accueille une salle de spectacle de six cents places et ses accès. Le manège est partiellement conservé pour accueillir les espaces de l’infrastructure théâtrale : salles de répétition et de réunion, loges, régie technique. Cette démarche radicale répond aux exigences techniques et de performance nécessaires, mais, surtout, instaure une relation particulière entre le théâtre et la ville. Elle donne une visibilité importante à la salle de spectacle tout en gardant l’identité architecturale initiale du manège. Le nouveau volume est en béton recouvert d’une enveloppe en verre poli, découpée de rectangles transparents, derrière laquelle on devine les circulations. Sa forme épouse la salle et se soulève du sol avec un porte-à-faux impressionnant. Ce choix génère un intense rapport visuel au contexte. Le soir, la surface vitrée se transforme en signal lumineux. Une œuvre monumentale de Christine Felten et Véronique Massinger occupe tout le plan incliné correspondant aux gradins de la grande scène sous la grande verrière. Il s'agit d'une œuvre photographique des casemates de Mons. À l'intérieur, la salle et la scène sont entièrement habillées de parois acoustiques en béton noircies à la suie. Tous les équipements techniques sont disposés face au public : privée de cadre de scène, la confrontation est directe, sans artifices ni effets superflus. Les locaux administratifs sont situés dans un volume parallélépipédique, en porte-à-faux et peint en blanc, disposé entre l’ancienne façade-pignon et le mur d’enceinte en briques apparentes. Sa présence marque la nouvelle entrée et oriente l’ensemble vers la rue. Les matériaux, économiques, sont choisis en fonction de leur capacité à valoriser les espaces et à rencontrer leur fonction constructive. Maurizio Cohen Copyright : Photo salle spectacle et extérieur : FWB – Marie-Noëlle Dailly Photo intérieur : FWB – Olivier Cornil Plans: Atelier d'architecture Pierre Hebbelinck - Pierre de Wit
6 Fondation 106
De l’autre côté de la rue, se trouve le siège de la Fondation Mons 2015 (2011-2013). L’ancien bâtiment de l’Académie des Beaux-Arts (dit « le 106 ») est devenu le centre opérationnel de la promotion et de la production des événements de « Mons 2015, Capitale européenne de la culture » à la suite d’un marché d’architecture lancé par la Fédération Wallonie-Bruxelles et remporté par l’équipe des architectes K2A et Bouwtechniek (en collaboration avec le paysagiste Landinzicht/Bjorn Gielen et le plasticien Peter Downsbrough). L'inscription de ce nouveau lieu de rencontres, de passage, de création et d’enseignement dans le tissu urbain permet de connecter l’axe historique du centre-ville médiéval avec le nouveau quartier de la Tour valenciennoise. Le projet comporte deux volets : d'une part, la conservation et la rénovation des bâtiments à caractère patrimonial situés dans la rue de Nimy et, d'autre part, la construction d’un volume contemporain, clair et lisible à l’emplacement de l’ancienne aile nord, située à l’intérieur de la cour. L’entrée cochère donne accès à un espace public et à un passage couvert qui, grâce à l’ouverture sur la cour arrière existante, permettent d’offrir aux piétons des connexions vers le théâtre du Manège et la place qui le borde. L’ensemble ainsi formé contribue à l’ouverture du 106 sur la ville. La nouvelle cour minérale est volontairement dépourvue de tout mobilier afin de favoriser son appropriation par les différents acteurs : riverains, visiteurs ou artistes. Le programme prévoit la création de bureaux, d'un logement pour artiste et d'un autre pour le concierge, ainsi qu’une garderie pouvant accueillir une quinzaine d’enfants. La nouvelle aile, bardée de treillis métallique doré, toute en contraste avec les volumes enduits du bâtiment existant, s’aligne sur l’empreinte au sol de l’ancienne dépendance et souligne la composition classique. Sa silhouette sobre et pure engage un dialogue riche avec le volume prismatique du théâtre Le Manège voisin. Repère essentiel dans le patrimoine des Montois, le 106 rappellera le lien entre la ville et les manifestations culturelles pendant et après l’événement « Mons 2015 ». Dominique Gluck Copyright: FWB - Olivier Cornil Plans: K2A/ Bureau Bouwtechniek
7 Maison Folie
Continuez sur la rue des Passages et empruntez ensuite la rue des Droits de l’Homme sur votre gauche. Au coin de cette rue, le nouveau Palais de Justice (2003-2007), œuvre post-moderne du bureau d’architecture AURA (Atelier d’urbanisme, de réhabilitation et d’architecture). Tournez ensuite à droite sur la rue des Arbalestriers. Continuez sur quelques mètres et découvrez sur votre gauche la Maison Folie (2002-2007). « Maison Folie » est un concept développé dans le cadre de « Lille 2004, capitale européenne de la Culture » pour créer de nouveaux lieux visant à réapproprier des friches architecturales à des fins culturelles multiples. La Ville de Mons décide de participer à cet événement de portée régionale et réalise avec ce projet un des premiers jalons de Mons 2015. Cet équipement est installé dans l’école des Arbalestriers, désaffectée et convertie en lieu culturel dès la fin des années 1970. Elle accueille, depuis, la salle de spectacle « Les Arbas ». Faute de moyens financiers importants, l’appel d’offres limite l’intervention à la redéfinition des zones d’accueil et d’accès de la salle de théâtre. Le projet de l’Atelier d’architecture Matador détourne la commande initiale et parvient à réaffecter l’ensemble du domaine exploitable pour des spectacles et des expositions. La cour est réhabilitée pour devenir un espace commun destiné à l’accueil du public et d’activités. L’intervention architecturale se concentre sur les constructions situées en fond de parcelle : deux volumes parallèles de deux niveaux accueillant les anciennes classes. L’idée est de conserver les traces des occupations précédentes, les strates des matériaux et les couches des couleurs en ajoutant l’équipement nécessaire pour le fonctionnement des activités. À la place du préau situé entre les deux volumes, une structure est construite pour accueillir une scène équipée pour des spectacles avec des tribunes démontables. Sa présence est à la fois monumentale et pragmatique. Un grand portique de béton relie vers la cour les deux pignons des volumes existants. Il encadre une façade composée de panneaux métalliques. La partie inférieure est amovible afin d’assurer le passage des équipements techniques et des aménagements temporaires, mais aussi pour ouvrir la scène vers la cour lors de spectacles de plus grande envergure. Cette partie est dénommée l’« Espace des possibles ». Face à la salle de spectacle existante, une troisième salle, la « Margin’halle », est aménagée en vidant le volume du cloisonnement existant. Ce projet a reçu un accueil remarquable de la presse spécialisée et des utilisateurs. À l’instar du Palais de Tokyo à Paris, de l’Espace Lu à Nantes ou encore de la Condition publique à Roubaix, il s’inscrit dans une pratique qui révèle l’histoire et la matière des constructions, tout en en facilitant l’usage et l’appropriation. Maurizio Cohen Copyright: Photo intérieur: FWB - Rino Noviello / Photos extérieur : FWB - Olivier Cornil Plans: Atelier d'architecture Matador
8 Mons Memorial Museum
Prenez ensuite à gauche la rue du Gouvernement, continuez sur le boulevard Fulgence Masson. Aux numéros 3 et 3A, admirez deux maisons privées réalisées par l’architecte Jacques Dupuis en 1954, architecte majeur ayant influencé en Belgique plusieurs générations de praticiens. Ces habitations figurent parmi les premières maisons modernistes érigées sur les grands boulevards. Rejoignez le Boulevard Dolez, comprenant de nombreux hôtels de maîtres comme aux numéros 1-3 les Hôtels Bracke dans un style Art nouveau (arch. Joseph Dosveld, 1903), au numéro 8 la Maison Dosin, œuvre de l’architecte bruxellois Paul Hamesse et frères (1909) ou plus tardivement, au numéro 24, l’habitation Art déco, dessinée par l’architecte Mathieu Pigeolet (1928). A l’angle de l’avenue du boulevard Dolez et de la rue du Pont Rouge, se trouve le Mons Memorial Museum (2011-2015). Érigé sur les anciens remparts de Mons démolis en 1864 et tournant la page du système défensif intériorisé au profit d’un décloisonnement spatial ponctué d’équipements civils, symboles de progrès, le Mons Memorial Museum abritait à l’origine la station de pompage du barrage qui alimentait en eau potable la ville. La Machine à eau (Englebert et Carrez, 1871) est constituée d’un grand volume de 315 m2, doté de six fermes métalliques, d’une façade légère en fonte, fer et verre, épaulée par deux volumes secondaires en briques et pierre. Démantelée à partir de 1961, rénovée en 1994, elle trouve ici sa réaffectation définitive. L’histoire, l’urbanisme et la mémoire ont guidé le projet actuel de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit – associant les historiens Emmanuel Debruyne et José Gotovitch – sur plus de 3 000 m². Le parcours muséal permanent (Winston Spriet et Martial Prévert muséographes) suit la chronologie de l’histoire singulière de la ville. Les témoignages du vécu quotidien des soldats et des civils des deux guerres mondiales forment le fil conducteur de la visite, animant les objets présentés au départ des réalités vécues à Mons, proches de celles, universelles, ressenties dans d’autres régions de Belgique. L’ancien édifice devient le point d’accueil et de départ des visites. Les espaces indéfinis qui l’entourent sont requalifiés par un nouveau front bâti contigu formé de deux ailes, à l’angle du boulevard, dont les gabarits s’inscrivent dans la continuité typologique du quartier sans singer son identité propre. La lumière abondante de la Machine à eau est exploitée pour exposer les périodes de liberté. Ailleurs, dosée, colorée, elle accompagne le parcours sensoriel en pente douce des visiteurs au travers des périodes de conflit. Les ouvertures, placées en des points stratégiques, cadrent le regard vers l’extérieur. Récurrence de l’œuvre des architectes la conception spatiale s’épanouit dans le traitement formel, valorisant les trois matériaux du lieu existant : le verre des nouvelles brèches en rappel des meneaux des grandes verrières, la brique enduite pour les extensions monolithiques sur le tracé des anciens remparts et l’acier, symbole guerrier autant que de prospérité industrielle, pour le mobilier scénographique (Christian Barani). Les abords directs sont requalifiés : accès au bord de l’étang, au nouveau jardin planté d’essences évocatrices (hêtre pourpre, érable du Canada, coquelicots en hommage aux poppies anglo-saxons) et à l’espace mémoriel aménagé sous le porte-à-faux nord, avenue du Pont Rouge, symbolique du difficile équilibre pour tendre à la paix. Jean Doulliez Copyright: Atelier d'architecture Pierre Hebbelinck - Pierre de Wit - François Brix Plans: Atelier d'architecture Pierre Hebbelinck - Pierre de Wit
9 Centre du Design
Continuez sur le boulevard en passant devant un ensemble d’habitations privées mitoyennes, érigées en retrait de voiries durant les années 1930 et rejoignez l’avenue d’Hyon. Au coin de celle-ci, l’œuvre majeure de l’architecte montois René Panis, la Cité estudiantine Pierre Houzeau de Lehaie (1962 ; 1967). Prenez ensuite la rue des Froissarts sur votre droite. Continuez à gauche sur la rue des Chartriers pour découvrir le Centre du Design (2010-2014). À côté de l’ancienne caserne Guillaume – actuel « Carré des arts » – se situe l’ancien couvent des Carmes déchaussés, un ensemble de bâtiments d'époques différentes ayant changé plusieurs fois d’affectation. Le bâtiment accueille le Centre de design et se présente à rue avec une imposante façade monumentale en pierre bleue, restaurée dans le cadre de la réalisation pour devenir l’entrée du nouveau complexe. Longtemps utilisé comme mess pour les officiers, le bâtiment voit sa façade et sa toiture classées comme monument historique en 1984. Le volume intérieur ayant perdu son usage d’origine et ayant subi des transformations, il est adapté à de nouveaux programmes : les bureaux des designers, une salle d’exposition, un espace polyvalent de convivialité, ainsi que des bureaux et salles de réunion. À l’intérieur, profitant de la longueur importante du terrain, une extension qui abrite les activités de production s’étire sur toute la profondeur de la parcelle, reliant l’aile est de l’édifice XVIIIe siècle au mur de ceinture refermant la parcelle vers la rue de la Trouille. Imaginé par l’Atelier d’architecture Matador et l’Atelier Delaisse-Micciche comme une citadelle ouverte sur la ville, le site se traverse en profitant des espaces publics situés aux extrémités. Un parc arboré, également développé en longueur, complète l’intervention. L’extension se présente en deux parties d’épaisseurs différentes pour s’aligner au volume existant, mais aussi en deux entités séparées par un patio planté et fleuri et reliées par une coursive distributive qui assure l’unité de la composition bipartite. Ses revêtements sont métalliques, de ton blanc cassé ou gris clair, en harmonie chromatique avec le badigeon qui est appliqué sur les maçonneries de la partie XVIIIe. La première partie de l’extension se relie à l’édifice ancien et contient un hall, une petite salle de conférences et une grande salle de réunion. La deuxième partie contient les ateliers de production et recherche en dialogue avec le « Carré des arts ». Elle se termine par une petite salle vitrine venant en surplomb du mur d’enceinte de la rue de la Trouille, à l’échelle d’une fenêtre urbaine, pour présenter les activités du Centre de design. Maurizio Cohen Copyright: FWB - Olivier Cornil Plans: Atelier d'architecture Matador
10 Artothèque
Continuez sur la rue des Sœurs noires et passez devant Les Abattoirs (2003-2006), transformé en lieu d’art par les mêmes auteurs de projet que le Centre du Design (Atelier d’architecture Matador). Prenez ensuite à droite la rue Notre-Dame. Au bout de la rue, prenez à gauche sur la rue des Fripiers, continuez tout droit sur la rue Samson, la rue du Chapitre et ensuite la rue de la Houssière pour découvrir l’Artothèque (2010-2015). La chapelle de l’ancien couvent des Ursulines (Claude Joseph de Bettignies, 1705-1710) constitue un exemple remarquable d’architecture classique datant du début du XVIIIe siècle. Bien que la chapelle soit transformée et privée de son espace original intérieur après la Seconde Guerre mondiale, ses façades et la toiture sont classées comme monument historique en 1980. La réaffectation en lieu de conservation des collections d’œuvres et objets d’art de la Ville de Mons, réalisée par les architectes associés Atelier Gigogne / L’Escaut, met en scène le croisement de différentes époques et la mécanique de son nouveau fonctionnement : une énorme machine accueillant une précieuse réserve, à la fois matérielle et virtuelle. La présence de planchers en béton qui dénaturent l’architecture d’origine est utilisée comme une opportunité : d’un monument abîmé, la chapelle devient un lieu de conservation et de protection, doté d’une enveloppe à valeur patrimoniale. Les options principales qui conditionnent l’aménagement intérieur résident dans la création d’une faille verticale, s’ouvrant sur la hauteur et la longueur de la nef, et dans le dégagement visuel du rez-de-chaussée. Ces ouvertures permettent d’appréhender les trois dimensions de l’espace intérieur originel, dans lequel s’insère le volume des précieuses réserves. Le programme se structure et se subdivise en quatre entités, dont une est accessible au public : les salles du rez-de-chaussée et le centre de documentation au premier étage, les trois autres étant dédiées au personnel scientifique et aux espaces de restauration, de gestion, de logistique et de réserve. Dès l’accueil, la lumière qui provient de la faille invite le visiteur à découvrir la présence de la nef latérale. Cette faille en dit autant sur l’édifice ancien que sur la fonction nouvelle, révélant l’espace originel ainsi que la succession des étages fermés, contenant les milliers d’objets, dont quelques échantillons sont présentés au rez-de-chaussée. Dans la faille, une résille métallique soutient tous les plateaux. Elle s’insère dans le rythme de l’architecture ancienne tout en créant un contraste : son dessin léger s’oppose à la massivité de l’ancien. Au premier étage de la nef latérale, le centre de documentation, ample espace dont l’ancien décor est conservé, constitue un espace public plus réservé, dédié aux chercheurs. Maurizio Cohen Copyright: Atelier Gigogne/L'Escaut Architecture - François Lichtle Plans: Atelier Gigogne/ L'Escaut Architecture
11 La nouvelle gare
Rendez vous sur la place Léopold, dirigez vous vers la droite sur le Boulevard Charles Quint et empruntez la passerelle jusqu’à la nouvelle gare (2006-2017). Interface entre la ville historique et le site des Grands Prés – identifié comme zone d’extension commerciale et d’habitat (Plan communal d’aménagement, 27 juin 2000) –, la gare de Mons, la cinquième plus fréquentée de Wallonie, fait l’objet d’un concours d’architecture en janvier 2006, s’inscrivant dans les plans de renouvellement des infrastructures d’accueil ferroviaires menés ailleurs dans le pays (entre autres Liège, Namur, Gand, Anvers). À l’origine prévoyant une simple passerelle de jonction entre la gare existante et les Grands Prés, le projet mue en une redéfinition complète du site ferroviaire. La passerelle, telle une rue couverte, reste l'élément fort du nouveau projet développé par le lauréat Santiago Calatrava, autour duquel s'articulent symétriquement les cinq quais, dont un est commun aux trains et aux bus et un autre aux bus et aux voitures (dépose-minute et taxis). L'emploi d'une gamme de matériaux délibérément limitée comme le béton (parkings en sous-œuvre de 862 places), l'acier peint blanc (éléments structurels), le verre (auvents et toiture) et la pierre naturelle (revêtements des quais) renvoient au vocabulaire employé par l’ingénieur-architecte catalan – notamment à la gare de Liège-Guillemins dont il est également l’auteur (1996-2009) –, complété par le bois (revêtements intérieurs) et les panneaux de verre avec cellules photovoltaïques intégrées couvrant pour partie les abris de quai. La structure principale est composée d'arcs prenant appui sur la gare-passerelle et sur deux fondations ponctuelles par demi-quai. Sur chaque quai, les salles d'attente sont appuyées au dos des escaliers et des escalators menant à la gare-passerelle. L'ancrage des façades accentue son inscription dans le tissu urbain. L’architecte redessine également les espaces publics. Les auvents marquent, de chaque côté, les deux têtes de cette gare-passerelle, accueillant voyageurs, piétons et cyclistes. Dominique Gluck et Thomas Moor Copyright & plans: Eurogare - Santiago Calatrava
12 MICX
Traverser la passerelle au dessus des voies de chemin de fer. Vous êtes devant le MICX - Mons International Congress Xperience (2012-2015). Implanté à proximité du parc Initialis et du Lotto Mons Expo, sur la partie du site des Grands Prés affecté au développement hôtelier, de bureaux et de logements par la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB), le Centre de congrès entend positionner Mons comme centre de tourisme d’affaires en Wallonie et doter la ville d’un landmark comparable à celui de la nouvelle gare. Mons International Congress Xperience propose un vaste forum de 800 m², une salle plénière (500 places) et deux auditoires (200 et 100 places) articulés autour d'un espace d’exposition ouvert sur deux niveaux, ainsi qu’une salle de réception et de restauration, et enfin douze salles de réunion (20 à 100 places). Développé par l’agence internationale de Daniel Libeskind et le bureau montois H2A, l’enveloppe courbe est conçue sur le thème de la spirale et fait la part belle au bois et au métal, jusqu’à la flèche en porte-à-faux, clin d’œil au beffroi de Mons perceptible à l’horizon. La partie inférieure est réalisée en bardage ouvert constitué de lattes de bois verticales de robinier et la partie supérieure en lais d’aluminium anodisé suivant la courbure de la structure en béton. Le bâtiment est conçu suivant les principes de l’écoconstruction : renforcement de l'isolation, toiture verte (en lien avec le parc naturel qui longe la Haine), choix de la compacité, de l’orientation et de l’intégration des apports solaires. L'énergie nécessaire pour le chauffage est fournie par système de cogénération entre installations photovoltaïques et compatibilité avec le réseau géothermique. Dominique Gluck Copyright : Photos intérieur : FWB – Olivier Cornil Photo extérieur : François Mainil Plan: Studio Daniel Libeskind/ H2A Ingénieur Architecte & Associés
13 MAC's
Ce parcours Top 15 architecture contemporaine vous permet également de découvrir 3 sites hors centre-ville (le MAC’s, le Pass, Silex) pour lesquels un véhicule est nécessaire. Le MAC’s (1993-2002) En 1991, Laurent Busine, alors directeur du Palais des Beaux-Arts de Charleroi, propose d’implanter un nouveau musée d’Art contemporain dans le Hainaut. Le site industriel en partie désaffecté du Grand-Hornu est choisi pour la forte identité du lieu et de son architecture, son prestigieux passé industriel et sa position géographique sur l’axe Bruxelles-Paris. Le projet s’inscrit dans la politique européenne de soutien au développement régional : conserver et valoriser le patrimoine, développer des projets culturels et éducatifs, et stimuler l’économie par la création d’emplois et d’activités. L’idée principale est d’accueillir des publics différents en profitant des possibilités offertes par l’ensemble : le tourisme culturel vise donc le passé industriel, les expositions de l’asbl Grand-Hornu Image – implantée depuis 1989 sur l’aile nord du site – et le nouvel équipement dans l’aile sud : un musée des Arts contemporains à vocation internationale, référence de la production actuelle. En 1993, le projet de reconversion est confié à l’architecte Pierre Hebbelinck. Le premier projet – un axe traversant la grande cour ovale et distribuant les différentes fonctions – est écarté par les pouvoirs publics pour sa démarche jugée trop radicale, malgré la clarté et la cohérence du propos. Cet échec a le mérite d’initier une réflexion sur l’inscription d’une architecture contemporaine dans un patrimoine devenu iconique et prisonnier de son image. La solution retenue utilise les volumes existants, traversés et investis par la nouvelle fonction muséale. Le parcours scénographique est linéaire, tout en exploitant une succession d’espaces très différenciés. De nouveaux volumes complètent l’existant ; ils sont inscrits discrètement dans le site pour ne pas modifier les géométries monumentales conservées. Les bâtiments anciens sont restaurés, parfois recomposés, et retrouvent leur aspect extérieur d’origine : maçonneries apparentes, pierres, enduits et ardoises. Les nouvelles constructions accueillent des espaces d’exposition, des réserves et des locaux éducatifs. Leur aspect tranche et se démarque de l’existant : structures en béton apparent, habillages en briques noires, pans de verre, toitures horizontales qui accueillent des systèmes sophistiqués de gestion de l’éclairage. Les salles d’exposition ont des formes distinctes qui permettent une variété d’usages. Sans ouverture vers l’extérieur et complètement blanches, elles offrent un support idéal pour tout type d’installation. Le traitement des articulations entre ancien et nouveau mise sur des contrastes expressifs forts et des ouvertures qui projettent le visiteur vers les cours et le paysage. L’envergure et les qualités remarquables du projet ont attiré l’attention de la presse spécialisée internationale, qui a salué l’originalité et la richesse de la démarche architecturale. Maurizio Cohen Copyright: FWB - Olivier Cornil Plans: Atelier d'architecture Pierre Hebbelinck - Pierre de Wit
14 PASS
Exploité depuis 1782, le vaste site du charbonnage de Crachet-Picquery – 28 ha –, dénommé aujourd’hui le Parc d’aventures scientifiques, constitue l’un des sites houillers historiques majeurs du Borinage, protégé comme monument historique depuis 1989. Il témoigne de l’architecture industrielle des années 1950, le site ayant été tout à fait rénové dans l’après-guerre, avant sa fermeture en 1960. L’ancien puits n° 11 est caractérisé par son châssis à molettes flanqué d’un impressionnant bâtiment-belvédère supporté par cinquante piliers en béton culminant à 17 m, de la salle des machines ainsi qu’à proximité, d’un silo et des ateliers. Après avoir été laissée à l’abandon pendant près de trente ans, la Région wallonne lance un concours visant à réhabiliter cette friche en un lieu de culture scientifique et technique avec la volonté « de marquer la rupture avec une époque révolue par la mise en scène d’un patrimoine à haute valeur symbolique » et « de redonner du souffle à une région figée et d’exorciser, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, la perception négative de l’environnement paysager, socio-économique et culturel ». À la suite du premier projet avorté des architectes lauréats Pierre Hebbelinck et Alain Richard, Jean Nouvel remporte l’appel d’offres européen en 1997 pour la première phase. Partant de l’image de « l’injection de nouveaux gènes dans un corps ancien pour en faire un mutant capable d’affronter le futur », l’architecte français entend conserver l’identité et la mémoire intrinsèque du lieu, tout en affirmant la contemporanéité de sa nouvelle fonction et en accentuant la relation avec le paysage. L’adjonction au belvédère d’une passerelle en structure métallique et en béton – longue de 210 m et large de 7 m et dont la scénographie a été confiée au bureau d’architecture bruxellois Lhoas & Lhoas – illustre cette volonté de manière emblématique. Réalisée dans un vocabulaire industriel contemporain, elle évoque le cheminement passé du charbon, depuis sa zone d'extraction jusqu'à celle du triage-lavoir. Fonctionnellement, elle permet de rattraper le dénivelé de 17 m entre l’entrée et le belvédère et de distribuer les différents espaces d’exposition. Le châssis à molettes, utilisé désormais comme plate-forme panoramique, permet d'apprécier le site et de découvrir le paysage borain. Les deuxième, troisième et quatrième phases, réalisées par Laurent Niget, ancien collaborateur de Jean Nouvel, se concentrent sur la réhabilitation du silo à l’entrée du site. Auparavant utilisé comme espace de stockage, il est aujourd’hui destiné à l’organisation d’événements. La charnière, le garage, les trémies, le hangar sont transformés respectivement en locaux de service, en salle de réunion, en salle polyvalente et en lieu d’exposition. La cinquième phase dote le PASS du Pavillon des images hébergeant une salle polyvalente pour spectacles vidéo 3D, un auditorium de deux cents places, ainsi qu’une cafétéria. Lamya Ben Djaffar et Cécile ISAAC Copyright : FWB - Olivier Cornil Photo intérieur: Serge Brison Plans: Architectures Jean Nouvel
15 SILEX'S
Le projet valorise le lieu, l’un des plus anciens et importants sites d’extraction de silex néolithique en Europe, en permettant au public de découvrir, comprendre le travail des archéologues et de visiter les mines souterraines. L’intervention des architectes Holoffe & Vermeersch concerne autant l’aménagement paysager que la réalisation d’un pavillon d’accueil (EO Design, scénographes), qui définit un périmètre de protection circulaire. Marqué par une structure légère en métal et dont l’emprise au sol est réduite à l’essentiel, il préserve le terrain et assure un minimum d’espace nécessaire aux activités pédagogiques et archéologiques. À l’intérieur, trois niveaux se superposent, de bas en haut : celui de l’accès, porté par des pilotis et dédicacé aux visiteurs, comprend les équipements pédagogiques et d’accueil ; en contrebas, celui du terrain de travail des archéologues, en mutation constante en période de fouilles, appréhendable par les visiteurs, enfin, le troisième, celui des mines de silex, que l’on rejoint par un escalier vertical. Le public peut y descendre, encadré par des guides. L’architecture du pavillon se sert de surfaces plus ou moins transparentes (maille d’acier ajourée, polycarbonate, etc.) pour filtrer la lumière naturelle, et utilise des percements zénithaux pour éclairer directement les minières. Un grand cylindre surgit de la toiture et s’élance à l’aplomb du puits principal. Il traduit par sa taille la profondeur de la descente physique dans la minière et garantit l’apport de lumière naturelle. Maurizio Cohen Copyright: FWB - Olivier Cornil Plans: Holoffe & Vermeersch
77 meters of difference in height
  • Start altitude : 59 m
  • End altitude : 59 m
  • Maximum altitude : 62 m
  • Minimum altitude : 29 m
  • Total positive elevation : 77 m
  • Total negative elevation : -77 m
  • Max positive elevation : 28 m
  • Min positive elevation : -19 m
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    Un lieu qui incarne un projet humaniste et utopique, le Mundaneum est un bijou dont la ville a su magnifier l'éclat..

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